1989 - BF n° 10 - Personnages célèbres de la Révolution française - Neuf ** / La Bourse aux Collections Philatélie Melun

1989 - BF n° 10 - Personnages célèbres de la Révolution française - Neuf **

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Série n° 2592/2595

78 x 105 mm

Photo non contractuelles, plusieurs exemplaires disponibles

Jean-Antoine-Nicolas de CARITAT, marquis de CONDORCET philosophe, mathématicien, encyclopédiste, nommé à l’Académie des Sciences en 1769. Député de Paris à l'Assemblée législative, il la présida en 17921792 ; il se signala comme orateur et fut élu par sept départements à la Convention ; il vota avec les Girondins et fut mis en accusation le 3 octobre pour avoir combattu la constitution de 1793, arrêté à Bourg-la-Reine dans sa fuite, il s'empoisonna dans sa prison, le lendemain, le 28 mars 1794.

Jeanne-Marie Phlipon, dite Manon Roland (1754‑1793), est issue de la bourgeoisie. Particulièrement brillante, elle reçoit une éducation de haut niveau. Lorsque survient la Révolution, elle s’implique avec enthousiasme dans le mouvement. Elle y joue un rôle clé, par l’intermédiaire de son mari, Jean‑Marie Roland, élu député puis nommé ministre, en corédigeant notamment tous ses discours. Son influence politique passe en outre par le salon qu’elle organise à Paris, dans la continuité des sociabilités savantes et mondaines du siècle des Lumières. Arrêtée en juin 1793 lors de la chute des Girondins, elle est guillotinée le 8 novembre 1793.

Camille Desmoulins est avocat à Paris, il est élu aux États généraux. Il se lance dans la politique. Il devient, malgré son bégaiement, un des orateurs les plus écoutés des jardins du Palais-Royal où il prononce, le 13 juillet 1789, une harangue passée à la postérité. Profondément ébranlé par la condamnation des Girondins le 30 octobre 1793, il lance Le Vieux Cordelier le 5 décembre, où il attaque d'abord les « exagérés à moustaches » (les hébertistes), puis, avec un grand courage, il fait de vibrants appels à la clémence : « L'indignation imposa l'éloquence à l'intrépide et grivoise ironie du tribun », comme l'écrit Chateaubriand. Arrêté le soir du 31 mars 1794, jugé en même temps et dans les mêmes conditions que les dantonistes, il est exécuté le 5 avril.

François Christophe Kellermann (1735/1820)  est un militaire et homme politique français. Issu de la noblesse, il commence sa carrière militaire en 1750 et atteint le grade de maréchal de camp (général de brigade) en 1788. Il adhère cependant aux idées de la Révolution et se trouve à la tête de l'armée de la Moselle lors de la bataille de Valmy (20 septembre 1792). En 1793, il échappe de peu à la Terreur, et est ensuite marginalisé sur le plan militaire. Sous l'Empire, il est élevé à la dignité de maréchal d'Empire et entre au Sénat. En 1808, l'Empereur Napoléon lui donne le titre de duc de Valmy en souvenir de sa victoire. Il se rallie ensuite à Louis XVIII qui le fait grand-croix de l'ordre de Saint-Louis, gouverneur de Strasbourg et pair de France. Au total, il a commandé l'armée française dans quarante-trois batailles ou combats.