ASSIGNAT - 250 LIVRES - Création du 7 Vendémiaire de l'an 2 (28 septembre 1793)
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Impression uniface en noir sur papier blanc, format de la partie imprimée : 100 x 164 mm

Le filigrane représente un rectangle ouvert en haut et en bas, et formé de cercles entrelacés, trois lignes épaisses surlignent le texte, une forme circulaire délimite l'emplacement du timbre à sec et trois points clairs sont positionnés en triangle..

Le timbre à sec, situé en bas et au milieu (34 mm) représente Hercule combattant l'hydre, (gravé par GATTEAUX)

Série 9254 – N° 379

Signature SAY

En 1789, et afin de combler la dette de l’Etat français, l’assemblée nationale constituante nationalise les biens du clergé en les mettant à la disposition de l’Etat. Les domaines sont alors mis en gage ou « assigner » et sont alors créés des assignats, sorte un bon du Trésor remboursable en biens fonciers avec un intérêt à 5 %. Ces assignats gagés sur les biens vont servir à acheter des biens nationaux vendus aux enchères.

Les assignats donnés en paiement de ces biens devaient être détruits. Les révolutionnaires, en drainant l'épargne du public, comblent ainsi la dette de l'État.

En 1790, l'assignat est transformé en un papier-monnaie et l'État l’utilise pour tous ses paiements et devient simplement un bon à valoir sur les biens nationaux. Cependant le gouvernement, toujours en manque d’argent, renonce à brûler les assignats, trouvant plus juteux de les remettre en circulation comme de simples billets de banque. La Convention continue à émettre des assignats pour financer la guerre et assurer les dépenses de fonctionnement de l'État.

La planche à billets est brûlée en public sur la place Vendôme, le 19 février 1796 et la banqueroute devient inévitable pour solder la dette publique. Pour vendre ce qui restait de biens nationaux, il essaie d'émettre un nouveau papier, les mandats territoriaux, mais l'expérience n'est pas plus heureuse que la précédente : les mandats se déprécient rapidement et doivent être démonétisés à leur tour le 4 février 1797 (16 pluviôse an V).

Il faudra attendre la création du franc germinal par le Premier Consul Bonaparte en 1803 pour que soit rétablie la stabilité monétaire.