IIIème REPUBLIQUE (1870/1940) - 5 F. Bazor - 1933
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IIIème REPUBLIQUE (1870/1940) - 5 F. Bazor - 1933

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A/REPVBLIQVE FRANÇAISE. Marianne coiffée d'un bonnet phrygien à droite signée L. BAZOR.

R/LIBERTE / EGALITE / FRATERNITE. x épis de blé, un rameau d'olivier, des rameaux de chêne et une grappe de raisin sous la valeur faciale.

Magnifique exemplaire avec son brillant d'origine

Nickel - 23,7 mm - 6,00g - G.753- F.335/3

Lucien Bazor est en particulier connu pour avoir gravé la pièce de 5 francs français en 1933, surnommée à l'époque « la Bedoucette » (du nom du ministre des Finances de l'époque, Albert Bedouce), mais dite « type Bazor » en numismatique.

Le coût désastreux de la Première Guerre mondiale entraîna, tardivement, la refonte complète du système monétaire français : en 1928 est officiellement instauré le franc Poincaré tombé à 1/5e de sa valeur d'avant 1914. La Monnaie se met donc à fabriquer de nouvelles pièces : ainsi, les 10 et 20 francs en argent titré 600/1000 sont commandées par Bazor à Pierre Turin et sont au départ millésimées 1929. Se pose alors la question d'une pièce de 5 francs, des essais sont donc commandés à Pierre Turin.

Depuis 1918, circulait un billet de 5 francs (le 2e à être émis par la Banque de France) : ce billet est promis à la démonétisation par la loi du 28 février 1933 et le décret du 13 mars 1933. Il faut donc très rapidement produire une pièce de 5 francs, que la crise de 1929 et la panique monétaire de 1931 ont retardés à la fabrication. La 5 francs Bazor est donc une pièce dite « d'urgence », comme précisé dans le texte de loi et comme le souligne la presse de l'époque : cette pièce est frappée « dans l'attente qu'un concours officiel s'organise » afin de déterminer le type définitif. Le rythme de production de la « Bedoucette » est de 700 000 unités par jour. On peut comparer cette pièce à une forme de monnaie de nécessité.

La 5 francs Bazor se présente en nickel, et sous la forme d'un petit module de 23,7 mm à tranche cannelée. Sur 100 millions de pièces frappées, la moitié ne sont même pas mises en circulation. La raison en est que la Monnaie finit par prendre une décision quant au concours et décide d'élire en août 1933 le type Lavrillier qui, le temps d'être gravé puis frappé, est émis au cours de l'année 1934. La 5 francs Bazor ne fut démonétisée qu'en 1937, et, entre-temps, massivement refondue : selon le numismate Victor Gadoury, 100 à 150 000 exemplaires auraient échappé à la fonte.